Notre Dame des Miracles (basilique de Mauriac)



basilique Mauriac

 

                              Basilique de Mauriac


La Basilique de MAURIAC est la plus grande église romane de Haute-Auvergne.

Le titre de Basilique - la seule du Diocése de St Flour -lui a été donné

par le pape Benoît XV , le 20 Octobre 1921

 

 

 

 

Samedi 7 avril 2012 6 07 /04 /Avr /2012 07:41

Les efforts des élus , des personnels enseignants et du  Collectif , la mobilisation de la population ont permis de sauver le Lycée professionnel de Mauriac .

Dés la rentrée prochaine : ouverture d'un Bac Industrie des procédés , option métier de l'eau , sous réserve d'un effectif minimum de 12 éléves .  Quitus donné également pour la transformation du bac professionnel comptabilité en Bac professionnel Gestion-Administration , sous réserve également d'un effectif minimum de 12 éléèves .

Nous nous réjouissons de ces décisions importantes pour l'avenir des jeunes , pour la cité de Mauriac et au dela pour tout l'arrondissement .

Par Paroisse de Mauriac
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Vendredi 9 mars 2012 5 09 /03 /Mars /2012 09:51

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L’église de JALEYRAC est dédiée à Saint-Martin

Selon la Charte de Clovis, il y avait une église à Jaleyrac-le-Vieux (aujourd'hui Pradel), dédiée à Saint-Martin, dont on ne trouve plus trace.

On retrouve Saint-Martin dans l’une des peintures murales, sur l’un de vitraux du chœur, sur la rosace au-dessus de la porte d’entrée.

 

En 1348, une bulle du pape Clément VI autorise la réunion des biens et revenus de l’église au chapitre Notre-Dame-du-Port à Clermont, contre une rente de 30 livres au vicaire.

En 1790, elle passe au diocèse de Saint-Flour.

Elle a été érigée en succursale en 1808.

 

Petite et ancienne, d’architecture romano-byzantine, elle paraît remonter au 12e  et a été assez peu modifiée.

Au 15e, deux chapelles sont ouvertes en avant du chœur. Y sont rajoutée deux autres chapelles ogivales.

Sur l’une des deux les plus anciennes (celle de droite), on peut encore voir sur la clef de voûte l’écusson de Saint-Exupéri-Miremont. L’autre, dite de Saint-Férréol, servait de sépulture à la maison de Sartiges et était sans doute dédiée à l’origine à Saint-Men.

 

Le clocher

L’église de Jaleyrac est le seul édifice à nef unique ouvert équipée d’une coupole, au-dessus du transept, elle-même surmontée d’une tour carrée (base du clocher) dont le beffroi et la flèche octogonale, foudroyés, ont été reconstruits en 1855.

Dans la tour, trois cloches, la plus ancienne date de 1773, la 2e de 1826, la 3e de 1842.

 

A voir

 

-La porte, ornée de vantaux et ferrures datés du 13e siècle, est classée (1906 ou 1908). Les pentures en fer forgé (les plus anciennes et les plus belles du département) aux tiges recourbées se terminant par une petite tête animale ou humaine, sont  expressives et très semblables à celles des églises d’Ydes et de Liginiac en Corrèze.

 

Les peintures murales

Elles datent du 15e (après 1460). C’était alors une manière de rénover sans reconstruire, ce qui revenait moins cher.

- Dans l’abside : Christ est entouré du Tétramorphe,

-Sur les murs et autour des fenêtres : saint Georges et le dragon, sainte Agathe et son martyre, saint Louis, décollation de saint-Jean-Baptiste, saint Martin qui donne le manteau à un malheureux.

-Dans le chœur, saint Christophe, et saint Michel qui terrasse le dragon

-Sur le mur est : Annonciation et Passion, Sainte Catherine et la roue, Sainte Barbe et la tour, Saint Antoine et saint Adrien, contre la peste et la mort brutale, comme saint Men avec un culte dédiée à la léproserie

 

De nouveaux travaux effectués lors des derniers mois viennent de mettre à jour de nouvelles découvertes.

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Les tableaux

-« La Crucifixion » - 1ère moitié du 17e.

Sur ce tableau sont représentés saint Louis et saint Martin.

Saint Louis y apparaît avec un manteau bleu roi bordé d’hermine. 

La crucifixion est décrite dans la visite en 1652 de l’évêque Louis d’Estaing ; à cette époque il existait à Jaleyrac une confrérie de saint Louis.

 

-« Saint Mein », bannière de procession

Huile sur toile. Saint Mein est représenté en ermite, armes aux pieds, et tenant la palme du martyre.

 

La statuaire

-Notre-Dame-de-Jaleyrac  ou « Vierge assise à l’enfant » -

Vierge reliquaire (niche à l’arrière) datée du XVe, gothique, en pierre polychrome, classée en 1960 aux MH. ; restaurée en 1960.

Elle joue avec son enfant, c’est une vierge de tendresse.

Pour Brigittte Mézard, « cette statue marque la transition entre les Vierges en Majesté dont le hiératisme est un des caractères principaux, et les Vierges de Tendresse, généralement représentées debout. La Vierge de Jaleyrac est assise portant l’Enfant-Jésus sur la jambe gauche ». Car bien que datée du 15e, elle plus proche de l’iconographie du 13e (traits massifs, visage fort) que du raffinement et de la grâce de la fin de l’époque gothique.

L’oeuvre a été partiellement mutilée : la tête de l’Enfant-Jésus avait été séparée du corps.

Elle a fait partie de l‘exposition départementale puis nationale (au Sénat) en 1989 « La Vierge dans la statuaire du Cantal ».

 

Un lieu de pèlerinage

Voir aussi article Sur SAINT MEN ci-après

 

Près « des Plaines », à l’endroit dit « de la croix des Anders » il y avait dès le 13e, une  maladrerie.

L’existence d’un pèlerinage est établie dès le début du 15e par lettres de rémission du roi Charles VI (1412) à Durand de Ribier. Et il y avait, d’après les textes, un double pèlerinage : l’un, antérieur aux Croisades, dédié à Saint-Martin-de-Tours ; l’autre plus tardif dédié à Saint-Men. L’une des chapelles de l’église lui est dédiée.

On venait implorer Saint-Men pour guérir d’une maladie de peau appelée « le mal de saint Men » ou « peste grecque »  et des maladies de la peau en général. « On vient de fort loin invoquer saint Men, martyr qui guérit, moyennant une messe dont le prix a été quêté par le malade, d’une sorte de lèpre dit le « mal de saint Men » ou « de Jalleyrac ».

 

Les deux saint Men

            -Saint Men (ou Main ou Méen) est un saint populaire breton, né vers 540, mort vers 617 au monastère de Gaël. On l’invoquait pour la gale des mains et pour la teigne.

            -L’autre saint Men était un soldat égyptien martyrisé à Cotyée en Phrygie vers l’an 304. Ses reliques sont rapportées en Egypte et sont l’objet d’une grande dévotion dans tout l’Orient chrétien ; son culte en France et en Belgique a été ramené par les Croisades.

A Jaleyrac, les reliques de Saint-Men sont dans le reliquaire que l’on voit dans la niche. Une chapelle lui est dédiée, avec sa statue qui domine l’autel et un vitrail.

 

 

Selon la description de Déribier en 1824 

La commune de Jaleyrac comptait alors 1 186 habitants, répartis dans 175 maisons, 30 villages ou hameaux.

Le terrain était fertile en grains, mais « très sujet aux dégâts des grandes pluies », avec des prairies, pacages et des « chevaux estimés ». On y trouvait des châtaigniers et autres arbres à fruits.

« La fontaine d’eau minérale se trouve dans le bas,… les habitants en font un  grand usage… ».

 

Lu encore dans les textes

 

-Entre1338-1348), le prieur Bertrand Archambaud est le premier curé.

 

-En 1791, Jaleyrac comptait 1 209 habitants.

-En 1803, on lui enlève 14 villages qui sont attribués à Arches (7)  et  à Sourniac (7).

 

-Dans le communal d' Ortigier, il y avait des tombelles, 10 ou 12, et des vestiges de murailles très anciennes.

 

-Le château de Montfort était bâti sur la rive gauche de la Dordogne, avec une chapelle de la dépendance du commandeur de Saint-Jean.

 

-Du château de Lavaur, dont il ne reste que des vestiges, sont sortis les Deribier : Jeanne de Fontanges, veuve d’un N. Deribier, fit de grands dons en 1599 au collège de Mauriac.

Le 15 mai 1551, a lieu à Jaleyrac l’ enterrement de François de Ribier, seigneur de Lavaur, avec l’assistance de cent prêtres. L’ordonnancement est dicté par le défunt à Maître Roux, notaire à Mauriac.

 

 

 

Le CULTE de SAINT MEN à JALEYRAC

 

SAINT MEN l’égyptien

 

Men (ou Mennas, Menne, Mein) était égyptien et soldat romain, à Cotyée de Phrygie.

Le culte de Saint-Men trouve son origine en orient, il arrive en occident avec les croisades.

A Jaleyrac on le fête le 11 novembre en même temps que saint Martin de Tours.

 

Il existe à Alexandrie le sanctuaire de la Maréotide, qui fut un temps le centre de pèlerinage le plus important après Jérusalem, un « Lourdes d’Egypte ». Dans cette basilique construite en l’honneur de saint Men, ses restes, cendres et ossements calcinés du bûcher de Cotyée, étaient vénérés et l’objet de miracles. Les pèlerins emportaient dans des fioles de verre quelques gouttes de l’huile qui brûlait dans une lampe devant le tombeau. Ils remplissaient aussi avec de l’eau de la source de saint Men des petits flacons en terre cuite, de forme aplatie ou bombée. Et des petites lampes en terre cuite identiques à la lampe qui éclairait la crypte du saint.

A l’église de Gourdièges (près de Pierrefort dans le Cantal) on trouve deux fioles en verre portant l’inscription « de oleo ».Et dans les musées de Paris, Bordeaux, Arles, Bruxelles, Londres, Florence, Carthage,… on a  une collection de ces différents objets « ampoules ou eulogies de saint Men : sur ces ampoules, saint Men y est debout, bras en croix et à ses pieds, couchés, deux chameaux, porteurs légendaires de ses reliques. Car, dit-on, les reliques auraient été placées sur le dos de deux chameaux qui d’eux-mêmes seraient venus les déposer au lieu où ils étaient depuis vénérés, Alexandrie.

 

La renommée de saint Men ira jusqu’à Constantinople.

Au 4e siècle, l’empereur Constantin veut dédier au martyr de Cotyée une église. Un temple païen débarrassé de ses effigies va lui être dédié : l’Acropole de saint Men.

Sous le règne de Constantin donc, où l’on voit l’érection de la basilique d’Alexandrie, en 326 on découvre « la vraie croix » suite aux fouilles entreprises par sainte Hélène, mère de Constantin. Il y eut donc peut être déjà à cette époque des échanges de reliques entre Alexandrie et Constantinople.

 

Mais c’est vers le 9e siècle que les reliques passent de la Maréotide d’Alexandrie à la crypte de l’Acropole à Constantinople.

Plusieurs légendes naissent alors, formant le récit classique de l’invention des reliques.

Le saint apparaît au soldat Philommate et lui indique où il a été enterré, le soldat le dit à son ami Marianos, qui le dit à l’empereur Basile (867 – 885). Lequel fait creuser à l’endroit indiqué et on trouve un cercueil en fer avec le corps du martyr ainsi que des tablettes avec inscription l’identifiant.

 

 

 

 

 

Même la Palestine avait un « mausolée de saint Men » datant du 4e siècle : la dévotion au martyre était immense dans tout l’Orient. Trois grandes fêtes s’y célébraient chaque année en son honneur. La première était fixée au 11 novembre : commémoration du martyre de Saint-Men à Cotyée de Phrygie ; la deuxième, fixée le 10 décembre, rappelait la déposition des reliques à Alexandrie ; la troisième, du 17 février, fêtait l’invention des reliques de Saint-Men à Constantinople.

Alexandrie restera quand même le centre d’un important pèlerinage en Orient.

 

 

SAINT MEN en Occident

 

Au 6e siècle, Rome a une « église de saint Mennas » sur la voie d’Ostie.

En France et en Belgique, le culte est introduit plus tard, à la suite des croisades. Les reliques rapportées par les Croisés viennent sans doute de Constantinople ; « à l’instance de saint Bernard, prédicateur de la 2e Croisade (1147-1149) déposées dans l’abbaye d’Orval en Belgique par Albéron de Cluny, évêque de Verdun ».

 

La paroisse de Gourdièges possède des reliques de saint Men : deux petits osselets et deux fioles de verre (qui contiennent l’huile de la lampe qui brûlait devant le tombeau du saint) ; peut être rapportées par Arnaud d’Apchon vers 1100 ? D’abord dans l’église de Marchastel ? Où un pèlerinage existait et stoppa au 19e suite au vol du reliquaire de saint Men ; si le pèlerinage n’existe plus, la dévotion est restée ;  elles passèrent ensuite à l’église de Gourdièges ?

A Gourdièges, saint Men est imploré pour les maladies de peau (teigne) et aussi pour les piqûres de serpent ; car saint Men chasserait les serpents. A Pierrefite de Talizat, on peut voir une vieille croix plantée sur un menhir avec l’image de saint Menais et un serpent.

 

 

SAINT MEEN en BRETAGNE

 

Les Bretons ont une grande dévotion pour un saint Méen qui n’a rien à voir avec le saint de Jaleyrac. Le Méen breton, né au 6e siècle à York, est le célèbre prédicateur qui a évangélisé la Bretagne avec son compagnon saint Samson ; il est le fondateur des monastères de Dol et de Gaël. Saint Méen est honoré dans le Cantal à Tessières-de-Cornet.

 

 

SAINT MEN à JALEYRAC

 

La croix des Andéryes (ou Anders)

A Jaleyrac, le centre primitif de la dévotion à saint Men se trouve à la CROIX  des ANDERYES, avec une antique croix sur le plateau des Anders (ou Andéryes ou croix des dartreux). Où il y eut dès le 13e siècle une léproserie et un sanctuaire avec les reliques de saint Men.

Il y avait à Jaleyrac (ou Gélérat) un double pèlerinage : l’un dédié  à saint Martin de Tours, bien antérieur aux croisades, et celui en l’honneur de saint Men, venu plus tard.

Saint Men, donc, était sur le plateau des Anders, dans la chapelle voisine de la léproserie ; saint Martin dans l’église paroissiale. Cette chapelle n’existe plus depuis le milieu du 17e (comme l’attestent les textes écrits lors de la visite pastorale de Mgr Louis d’Estaing en 1658).

 

Les sources et fontaines

Sur le plateau des Anders, au pied de la croix, il existe une fontaine, la fontaine de saint Men.

Il y a aussi à Jaleyrac la source de saint Martin, au pied de la croix de saint Martin.

La fontaine de saint Men est toujours vénérée par les habitants. Ce qui fut interdit un temps par les autorités ecclésiastiques : des gens malhonnêtes récupéraient pour eux les pièces jetées dans la fontaine…

La fontaine de saint Men est aujourd’hui sur le domaine de propriétaires privés.

« L’eau en surabondance s’écoule par un aqueduc jusqu’au fond d’un ravin voisin, où elle va grossir le ruisseau que l’on appelait autrefois de « la Roghaira » ou de la léproserie.

 

La maladrerie de Jaleyrac

L’origine de la maladrerie remonte au milieu du 13e siècle. C’était sans doute au début un asile destiné à héberger les pèlerins et malades venus implorer le saint.

Ou peut être est-ce à la maladrerie qu’on a pensé à placer les reliques de saint Men et organiser le pèlerinage ? Comment sont-elles arrivées là ? Sans doute ont-elles été rapportées des Croisades par l’un des Croisés, nombreux dans la région à y participer.

 

Sur un manuscrit sur parchemin découvert en 1865 dans le grenier d’une maison de Mauriac, il est dit que les Bénédictins de l’hôpital de Mauriac reçurent en 1229 une rente « gagée sur la moitié du moulin de Solage et terres attenantes » destinée à la léproserie de Jaleyrac.

Au cours de la 1ère croisade de saint Louis (1248-1252) la maladrerie établie sur le plateau des Anders est dirigée par les Bénédictins de Mauriac qui font office de frères hospitaliers.

 

Entre 1260 et 1290,  les titres de plusieurs donations confiaient aux Bénédictins de Mauriac la propriété de terres ou même de domaines entiers mais leur jouissance revenait aux Frères hospitaliers de Jaleyrac, et les revenus étaient destinés à la « léproserie établie sur les terrains de Solage ».

Cette époque vit de nombreux dons de domaines de la part des seigneurs locaux : la léproserie s’étendait sur un vaste espace et bénéficiait de grandes ressources ; ce qui fit d’elle la maladrerie la plus importante de la région.

Les « terres de la maladrerie » seront cédées, en 1335, sous ce nom, à Arnould de Comminges, évêque de Clermont.

 

Les divers noms de la maladrerie : au 13e, elle fut la « croix des Anders », la plus ancienne et celle qui va rester.

Puis « Malaudios », souvenir du « mal chaud » asiatique, dont on trouve réminiscence dans  « Pratchaou », nom d’une ancienne terre de Solage.

Sur un parchemin relatnt un contrat passé en 1453, on lit  « Rogharia » pour la léproserie et le « ruisseau de la Rogharia ». Mot pouvant évoquer une sorte de lèpre très contagieuse appelée en patois la « rougne ».

Deribier parle lui de la « Maladrerie régionale de Mauriac » ; et aussi « Maladrerie de Mauriac » dans un acte établi par Louis XIV.

 

Près du lieu où se dresse la Croix des Anders, se trouve un petit monticule (qui domine le tunnel d’Embrassac). Appelé  « Puy de l’église » ; sans doute en souvenir de l’ancien sanctuaire de saint Men,  une chapelle ou église, autonome de l’église paroissiale de Jaleyrac.

Lors de sa visite en 1652, l’évêque de Clermont cite l’église annexe des Anders ; et mentionne deux chapelles, celles des châteaux de Lavaur et de Montfort comme oratoires privés dépendant de l’église paroissiale.

La chapelle de la croix des Anders était indépendante et isolée, les lépreux étant soumis à la réclusion, pour éviter la contagion. Dans ce sanctuaire isolé, ils pouvaient, en toute liberté, venir implorer la protection de saint Men.

 

Saint Men à l’église paroissiale de Jaleyrac

Après l’Edit de Nantes en 1578 qui ramène la paix en France suite aux Guerres de Religion, le culte de saint Men est déplacé vers l’église paroissiale de Jaleyrac, d’abord dédiée (au début du 15e) à saint Ferréol ; et qui abritera désormais les reliques de saint Men.

Un vitrail datant de 1914 représente les deux saints (morts martyres tous les deux persécutés par Dioclétien) et la statue de saint Men est placée au-dessus de l’autel.

Dans la chapelle dite « de saint Féréol et de saint Men », une double dévotion est pratiquée. Le culte de saint Men l’emporte (sans doute à cause de pèlerinage) et saint Ferréol tombe dans l’oubli.

 

Avant le 17e, le culte de saint Men existait déjà à Jaleyrac. Jeanne de Fontanges, veuve de A. de Ribier et douairière de Lavaur, morte en 1600, avait fait de nombreuses libéralités à la chapelle de saint Men, « en vue d’une réparation » qui ne fut terminée qu’en 1670.

Autre fait à signaler : le roi Henri IV autorisa en 1608 la création de deux foires. La première dite de sainte Agathe, fixée au 5 février, qui perdure jusqu’au 18e ; la seconde, dite de saint Men, devant avoir lieu en mai, mais la date précise fut laissée au libre choix des habitants et cette foire ne connut jamais une grande vogue.

 

Les RELIQUAIRES et RELIQUES

 

En 1623, l’évêque Joachim d’Estaing vient à Jaleyrac et relate l’état des reliques transférées de la chapelle des Anders à l’église paroissiale. Ce document est perdu. Mais son contenu serait à peu près fidèlement reproduit dans le procès-verbal de la visite de Mgr Louis d’Estaing en 1652, qui énumère cinq reliquaires :

            -Le premier est un petit coffret de bois, contenant quatre reliques : de saint Etienne, premier martyr ; de l’évêque  Saint-Léger ; de la vraie Croix ; et des saints Bernard et Mennas (ou Men).

            -Le second renferme un fragment d’os et porte une inscription au nom de saint Martin .

            -Le troisième, en cuivre, contient 3 reliques : celles de saint Jean l’Evangéliste ; de saint Géraud compte d’Aurillac ; et de saint Léger.

            -Le quatrième a la forme d’un buste et renferme des reliques de saint Louis.

            -Le cinquième est appelé « reliquaire de saint Ferréol ».

 

En 1657, le même Mgr Louis d’Estaing mentionne à nouveau la présence des mêmes reliques.

 

En 1727 et en 1735, Massillon visite deux fois l’église de Jaleyrac. Il ne mentionne plus que trois reliquaires et se contente de spécifier un reliquaire de saint Men en cuivre émaillé et en forme de châsse.

 

En 1779, ces trois reliquaires sont à nouveau mentionnés et détaillés par Mgr de Bonal :

            -Le premier, en bois, a la forme d’une croix. Il renferme cinq ossements, dont trois portent des inscriptions aux noms de saint Martin, de saint Léger et de saint Jean, et deux demeurent sans indication.

            -Le deuxième, en bois peint, a la forme d’une châsse contenant deux reliques : un ossement assez grand et sans indication ; et une relique attribuée à sainte Agathe.

            -Le troisième a la forme d’une châsse recouverte de lames de cuivre et de pierres de cristal et contient les reliques de saint Men.

 

En 1878, Mgr Bouange retrouve ces mêmes reliquaires qu’il décrit :

« La châsse antique où reposent les restes sacrés est en cuivre repoussé, ornée de pierres en partie éteintes ; les statuettes, émaux, etc .... qui la décoraient jadis ont disparu, mais les restes bénis qu’elle contient sont demeurés intacts. Nous les avons examinés avec respect ; ce sont des débris coagulés d’os, de chair et aussi de bois probablement ; ce sont les cendres de saint Men. Avec elles, mais chacune à part dans une enveloppe de soie fort ancienne, nous avons trouvé la partie supérieures d’un tibia de saint Etienne, premier martyr, des fragments du chef de saint Grégoire, martyr, la partie inférieure d’un tibia de saint Grégoire, martyr, le partie inférieure d’un tibia de saint Maur, abbé ; ces rois reliques considérables étaient munies de leurs inscriptions sur parchemin en caractères gothiques. Dans la même châsse se trouvaient encore quatre autres reliques dont les titres se sont perdus, savoir la partie supérieure d’un cubitus, le sommet d’un fémur, un calcanéum, un os du métatarse.

Conformément au désir qui nous avait été exprimé à cet égard, nous avons déposé dans la châsse précitée les cendres de saint Men, préalablement renfermées dans une petite cassette dûment scellée, un médaillon en cuivre argenté contenant des parcelles des ossements du martyr saint Blaise, évêque de Sébaste en Arménie, et un médaillon en argent contenant des parcelles des ossements de l’illustre évêque de Tours, saint Martin, patron titulaire de l’église de Jaleyrac. Puis nous avons placé toutes les autres reliques dans deux tableaux en bois, de forme ovale **, dûment clos et scellés ; et nous y avons joint une parcelle de la Maison de Joseph, époux de Marie, et une parcelle des ossements de saint Géraud d’Aurillac, enchâssées dan deux médaillons ».

 

** Depuis, ces deux tableaux ovales ont été remplacés, par l’abbé Rongier, par deux tableaux quadrangulaires, à larges bords dorés, portant toujours les reliques enchâssées sous verre.

 

En juin 1910, nouvelle vérification.

La châsse de saint Men contenait un sachet de soie, enveloppé de rubans roses, rempli d’étoupes poussiéreuses que l’on crut devoir identifier avec les cendres de saint Men ; dans une petite boite en carton, endommagée par l’humidité et l’usure, portant l’inscription saint Men, authentifiée par la signature de Mgr Bouange, était renfermé un fragment noirâtre d’os ou de bois ; la petite cassette tapissée de soie verte contenait en outre deux médaillons reliquaires de saint Blaise et de saint Martin. Ceux-ci furent enlevés de la châsse réservée aux cendres de saint Men et à la petite parcelle de la vraie Croix.

 

En août 1910, la précédente vérification est approuvée par l’évêque Mgr Lecoeur.

Les reliques de saint Men et de la vraie Croix sont replacées dans la châsse, dans une enveloppe de velours rouge, fermée par des rubans croisés et scellés et authentifiés par l’évêque. Puis placés dans l’église, du côté droit de l’autel, sur une colonne.

Au-dessus de la châsse, on aperçoit une Vierge tenant dans ses bras l’Enfant-Jésus : statue en pierre du 13e, contemporaine de la maladrerie et du pèlerinage à la Croix des Anders.

 

 

LA BANNIERE de SAINT MEN

 

Elle a été brodée par Marie-Thérèse-Augustine Bordes (épouse de Pierre Peyrac) dans les années 1820.

C’est une étoffe de soie couleur crème avec un motif différent sur chacune des deux faces. D’un côté, saint Men, ermite ; de l’autre la Vierge Marie avec l’Enfant-Jésus, entourés l’un et l’autre d’un écusson brodé or avec fleurettes variées en fil de soie.

Saint Men est  représenté debout, entre l’église de Jaleyrac et le vieux tilleul. Dans sa main droite, la palme du martyre, sa main gauche reposant sur sa poitrine. A ses pieds, les insignes du soldat romain : lance, casque, bouclier. Son vêtement ressemble plus à la bure franciscaine qu’à la robe ample des ermites des premiers siècles de l’Eglise.

Pour la protéger (le tissu était usé), elle a été fixée sur un cadre en bois, on peut la voir dans la chapelle de saint Men, face à la niche où est placée la statue en bois doré du saint.

 

LA CELEBRATION de SAINT MEN à JALEYRAC

 

Par ordonnance de Mgr Guillaume Duprat, évêque de Clermont (1528 – 1564), la fête de saint Men était fixée au 23 mai. Il en fut ainsi jusqu’en 1853.

Entre 1837 et 1857, la fête diocésaine de saint Men fut déplacée au 26 novembre.

En 1914, l’office de saint Men est réduit à une commémoraison à la date du 11 novembre, jour de la fête de saint Martin. Depuis les deux patrons de la paroisse de Jaleyrac sont fêtés le même jour, le 11 novembre.

 

D’après les textes (compte rendu de la visite de l’évêque Joachim d’Estaing en 1623) il existait aussi une Confrérie de saint Men. Peu d’informations sur ce sujet.

Mais dans la même ordonnance, l’évêque exige un certain nombre de réparations : un retable sur toile pour remplacer une peinture sur bois du saint ; niveler le parquet défoncé par les tombes creusées et dont les pierres émergeaient pour mettre en évidence les blasons nobiliaires des familles ; refaire les vitres de la chapelle.

 

A l’époque de l’abbé Chabreuil, le pèlerinage et le culte de saint Men étaient encore bien vivaces à Jaleyrac, les malades venaient de loin implorer le saint.

 

Le MAL dit de SAINT MEN

 

A l’origine il semblerait que le mal dit de saint-Men était la lèpre orientale, ou chaud asiatique, ou lèpre grecque.

On le retrouve en occident aux temps mérovingiens : en 571, une peste furieuse alla jusqu’à entasser trois cents morts le même jour dans l’église Saint-Pierre de Clermont.

Ce mal, transmis par l’eau (débordements des rivières de la Limagne, du Lyonnais, du Limousin) se répand dans d’autres régions.

Sous forme de pustules se répandant sur tout le corps, elle aurait été provoquée par l’ergot de seigle ou grain poudreux de l’épi corrompu par les pluies. Elle fut appelée le feu de Saint-Antoine ou mal des Ardents. Montfort et Mourguios, les deux chroniqueurs de Mauriac, disent « qu’en  603 la grande peste de Mauriac fit périr beaucoup de gens de la ville et moult religieux. »

 

 

 

 

Une léproserie à Mauriac

C’est à cette époque qu’aurait été fondée à Mauriac la léproserie Saint-Georges au pré Chalmy, disparue au 9e siècle, fermée par les habitants outrés des dépradations commises dans l’église de Notre-Dame des Miracles par des lépreux maraudeurs.

Les biens de la léproserie auraient été rattachés ensuite au prieuré de Vendes.

La léproserie de la Croix des Anders n’a rien à voir avec Mauriac, et elle ne fut appelée « Maladrerie de Mauriac » que parce qu’elle était dirigée par les bénédictins du monastère de Mauriac qui avait biens et redevances à Jaleyrac.

Les Croisades amènent une nouvelle vague du mal chaud asiatique ou lèpre grecque ou mal de saint Men. Du 9e au 13e, les léproseries et maladreries se multiplient.

 

Description du mal de Saint Men

Une description du mal de Saint Men a été faite par le Docteur de Brioude, né à Laroquebrou (1728 – 1812) dans sa « Topographie médicale des maladies en Auvergne » : « La lèpre grecque n’est point inconnue parmi nous. On la trouve communément depuis les Monts d’Or jusqu’aux montagnes de Salers et aux frontières du Limousin. Les malheureux qui en sont affligés ont des croûtes écailleuses, grisâtres, rougeâtres ou jaunâtres, sur les sourcils, le visage, les épaules, les jambes et les cuisses. Elles disparaissent et reviennent suivant les saisons, ce qui prouve qu’elles tiennent à l’action de l’atmosphère. Et ce mal s’appelle le Mal de Saint-Men ».

 

En 1878, l’abbé Rongier, curé de Jaleyrac, écrit à l’abbé Chabau : « La lèpre de Saint-Men s’annonce par une rouge inflammation cutanée qui produit une croûte jaunâtre de laquelle s’écoulent des gouttelettes de même couleur. Cette croûte suit les phases de la lune, augmentant quand la lune augmente ou diminuant lorsqu’elle diminue ».

 

Dans la pratique, le pouvoir de guérison de Saint-Men s’étend à l’ensemble de maladies de la peau : zona, eczéma, dartres, impétigo gourmeux, teigne, andéryes.

 

 

LA DEVOTION POPULAIRE à SAINT MEN et la TRADITION

PRATIQUES ET PRIERES TRADITIONNELLES

 

L’abbé Chabreuil écrit : « Cette dévotion s’est manifestée et se manifeste encore par un ensemble d’observances que la piété populaire a rendues parfois minutieuses jusqu’au ridicule, mais qui recouvrent un fond très sérieux et digne de respect ».

Les pèlerins viennent à Jaleyrac soit pour obtenir la protection du saint, soit pour le remercier.

Le plus souvent, on écrit de loin au curé de la paroisse pour lui recommander la personne qui sollicite la guérison.

 

Il est traditionnel de :

            -quêter la somme offerte lors de la messe, auprès des parents et voisins.

Cette quête offre certaines particularités :

-S’adresser de préférence aux personnes avec lesquelles on pourrait avoir quelque différend : c’est une occasion de s’humilier et en même temps de pratiquer la charité chrétienne en reprenant les rapports rompus.

-Eviter de ne dire ni  « s’il vous plaît » ni « merci » : le saint ne peut agréer ce manquement à la politesse qui est une forme de la charité.

-Procédés qui s’apparentent à la superstition et donc inacceptables : quêter auprès de neuf veuves ; ne recevoir qu’un sou par personne ; quêter dans 3 ou 9 paroisses,…

 

            -Célébration d’une messe à l’autel de saint Men

Obligatoire. Pour ceux qui ne peuvent se rendre au lieu de pèlerinage, s’unir d’intention à la messe le jour où elle est célébrée à Jaleyrac. C’est mieux avec les sacrements de Pénitence et d’Eucharistie.

 

            -Neuvaine de prières

Elle est conseillée aux malades et aux parents des malades qui demandent la guérison.

Elle consiste soit dans la récitation chaque jour d’un « Notre-Père », d’un « Je vous salue », suivis de l’invocation : « Bienheureux saint Men, priez pour nous ».

Les fidèles sont invités à s’inspirer de la neuvaine de prières, composée par Mgr Bouange, l’auteur de la première notice consacrée à saint Men publie en 1878.

 

 

Les GUERISONS

 

Pas de données concernant le passé du pèlerinage. Les témoignages portent sur la fin du 19e et le début du 20e siècles. Et ne portent que sur les faits rapportés et donc connus des prêtres.

En 1878 : 25 lépreux ou eczémateux venant de Soursac (Corrèze) sont guéris.

En 1909 et 1910 : une dizaine de guérisons sur une quarantaine de messes ou recommandations ; parmi lesquels 2 cas de guérison quand la médecine n’avait donné aucune résultat et ce sur plusieurs années.

 

Entre 1914 et 1920 : on relève moins de demandes.

De 1920 à 1925 : le nombre des messes est en progression.

En 1920 : 20 messes

En 1923 : 45 messes

En 1925 : 42 messes.

Et plusieurs cas intéressants de guérisons pendant cette période.

L’abbé signale le cas d’une institutrice laïque du Puy-de-Dôme qui après la guérison de son enfant se fait la zélatrice de la dévotion à saint Men.

En 1927 : 60 messes et 4 guérisons.

En 1928 : 54 messes ; plusieurs guérisons, parfois de plusieurs membres d’une même famille.

En 1929 : 52 messes, guérisons.

Pour 1930 et 1930 :100 messes, guérisons

1932 : 62 messes

1933 : 51 messes ; sur ces deux années,  nombreuses guérisons, particulièrement en novembre autour de la Saint-Men.

Concernées : paroisses des alentours, mais aussi pèlerins venant de Montpellier, d’Alençon, de Guignon (Saône-et-Loire), de Grenoble, de la Nièvre, d’Indre-et-Loire, des Vosges, de Haute-Savoie…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Paroisse de Mauriac
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Jeudi 8 mars 2012 4 08 /03 /Mars /2012 09:23

 

L’église de MOUSSAGES est dédiée à Saint-Barthélémy.

Elle a été érigée en succursale en 1808.

 

La  Charte dite de Clovis la mentionne sous l’évocation de Saint-Julien.

On ne trouve plus aucune trace, ni de cette église,  ni du château de Valmaison, à la place du porche (côté ouest) mentionnés dans la Charte. La paroisse était en partie régie par le droit coutumier et écrit et dépendait alors de la justice seigneuriale de Claviers (le château de Claviers était en bas du village de Jalhac, sur l’éperon rocheux qui domine la vallée du Mars ; la chapelle existe toujours).

 

-Le chœur et l’abside sont romans (12e siècle).

Le reste de l’église a été construit (et reconstruit) en 1831, 1860 et 1873, dans une imitation du gothique du 15e. La sacristie date de 1752.

 

-Sept chapelles entourent la nef.

Les deux près du chœur datent de la fin du 14e (ou du début du 15e).

Celle de droite, dédiée à Notre-Dame du Rozaire, était la propriété des seigneurs de Valmaison. Sur le vitrail gothique, on voit deux religieuses de l’ordre de Malte, Marie de Sartiges de la Prade, décédée en 1836 à Moussages, et Marguerite de Sartiges de la Prade, sa soeur, décédée en 1839 à Moussages.

La chapelle de gauche, dédiée à Sainte-Barbe, appartenait aux seigneurs d’Algères. Sur le vitrail figure le prêtre Laurichesse (1794-1863).

La troisième chapelle est du 16e ; les quatre dernières, de style flamboyant, sont du 19e.

 

-Le clocher, adossé à la partie sud-est de l’édifice et seul exemple dans le département  d’un clocher bâti à cette place, abrite trois cloches : deux sont de 1815 et 1889. La 3e, plus petite, date de 1716 et vient de la chapelle de Valens.

 

-La façade ouest est « décorée d’un assez bon portail du 15e siècle ».

La croix dans le chœur l’église, de la fin du 15e, est une ancienne croix de cimetière.

 

Le retable

Mgr de Marguerye (évêque de Saint-Flour de 1837 à 1851) souhaitait retrouver la pureté des absides romanes et donnait des directives très précises en ce sens.

… L’évêque présente son verdict comme une simple possibilité, comme s’il craignait de choquer son public. « Si jamais il fallait, dit-il pour Moussages, refaire le grand autel… ».

 

Les modillons

Ils ont été réalisés par le même atelier que pour Mauriac, Jailhac, Saint-Vincent, peut être Saint-Paul. Autour du chevet ils sont romans et forment l’un des plus beaux ensembles de la région. Ceux de la partie nord sont postérieurs au roman (renard, oiseau,…).

 

Les prêtres-filleuls

Il y avait une nombreuse communauté de prêtres-filleuls rattachée à Moussages, qui bénéficiait de rentes importantes. La règle avait été adoptée en 1509. En 1615, il y avait 50 membres. A la Révolution, il n’en restait que quelques-uns.

Il existe un cahier du 16e concernant cette communauté (t.1 – p.102)        ?

 

Les curés

-En 1423, il est fait mention de DURAND PAULIN, recteur.

-Entre 1560 et 1575, DOM PIERRE MONTFORT, bénédictin de Mauriac, il est passé à la postérité en tant chroniqueur de Mauriac (Chronique de Mauriac par Montfort – Paris, Champion, 1905).

 

Lu dans les textes

Le bourg de Moussages, « sur les pentes d’une colline parfaitement abritée des vents du nord » est un ancien vicus mérovingien.

Grégoire-de-Tours et Saint-Avit y passèrent.

Il y avait autrefois à l’extérieur de l’église un bloc avec l’inscription (romaine) : …OVIN… ?

 

Selon la description de Deribier en 1824 

Au début du 19e siècle, la commune de Moussages comptait 1 024 habitants répartis dans 168 maisons, 18 villages ou hameaux.

Il y a deux ruisseaux, le Marilhou et le Mars et une  multitudes de petits ruisseaux. Les  pacages y sont fertiles, on y trouve du seigle, froment mais peu de fruits.

 

Il y avait à Moussages plusieurs châteaux : les châteaux de Valens, de Veysset., celui de Valmaison près de l’église.

Ce dernier château appartenant au début du 16e à Jean de Tournemire, passe dans la maison de Douhet, est racheté vers 1755 par Pierre de Tournemire. Pour finir entièrement rasé en 1793 à la Révolution.

A la montagne de Lachamps, on voit encore les vestiges de murailles de constructions romaines ; à la côte des Bessonnies, ceux de Grossaldet.

On trouvait aussi des vestiges d’habitations romaines près de Moussages au lieu-dit le Rempant (?).

 

 

La chapelle de JALHAC ( ou Jailhac)

Elle était sans doute la chapelle du château de Claviers, dont il ne reste plus grand-chose aujourd’hui. Les seigneurs de Claviers sont connus dès 1109.

On dit aussi qu’elle servait d’église au village de CORBEYRE (sur le plateau, dans la direction d’Algères), encore habité en 1523, détruit au moment des guerres de Religion (1574-1575).

En 1245, GERAUD GUY y était chapelain et il devait payer 100 œufs au trésorier du monastère de Mauriac.

La chapelle est placée sous le vocable de la Nativité de la Vierge.

On s’y rendait en pèlerinage les 24 mai et 8 septembre.

Elle a deux petites cloches, l’une de 1684, l’autre de 1716. Et de beaux modillons, certains grivois.

 

à compléter

 

 

 

NOTRE-DAME-de-CLAVIERS, vierge en majesté

Classée MH en 1908 – Restaurée en 1958

Grâce à Malraux qui l’a  placée dans son « Musée imaginaire » parmi les chefs d’œuvre de l’humanité, elle est sans doute l’une des plus connues des vierges en majesté. On dit que la statue aurait été donnée par le baron Raoul d’Escorailles au seigneur de Claviers avant le départ pour la 1ère Croisade (1098) : cette hypothèse est pour d’aucuns du pur folklore.

C’est une œuvre du 12e siècle. Elle est en  bois, avec des traces de polychromie. A l’origine elle devait porter un manteau bleu sur une robe rouge ; l’Enfant-Jésus, dont les bras ont disparu, devait porter le Livre des Ecritures dans sa main gauche et bénir de sa main droite.

Elle ressemble beaucoup, d’après Madame Forsyth,  à la Madonna Morgan (conservée au Métropolitan Museum à New York) et à la statue de Heumes-l’Eglise (dans le Puy-de-Dôme).

Ce groupe d’œuvres serait la création d’un même artiste, ou d’un même atelier, proche de Clermont-Ferrand. Car il présente des ressemblances avec une « Adoration des Mages » que l’on peut voir sur le portail de Notre-Dame-du-Port.

 

 

 

FRANCOIS LESMARIE (18  -1876)  dit le Saint de Jailhac.

Il est l’auteur (dans les années 1870) des 14 stations du chemin de croix.

 

à compléter

Par Paroisse de Mauriac
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Jeudi 1 mars 2012 4 01 /03 /Mars /2012 11:21

 

L’église d’Anglards est dédiée à Saint-Thyrse.

On dit qu’elle est, avec la basilique de Mauriac Notre-Dame-des-Miracles, l’un  des plus beaux édifices de l’architecture romane de cette partie du Cantal dont elle est à ce titre l’un des principaux restes.

Elle est classée aux MH depuis 1977.

 

Il y a fort longtemps, lit-on dans les textes, il y avait à Anglards deux églises seigneuriales ; d'après la charte de sainte Théodechilde, elles appartenaient au monastère Saint-Pierre de Mauriac,  L’une de ces églises, disparue depuis longtemps, était dédiée à saint Jean-Baptiste.

L’autre à saint Thyrse : selon l’abbé Chabau, cette dernière aurait été reconstruite au début du 12ème  par les moines de Mauriac dont l’un des chambriers fut prieur d’Anglards.

Le 25 janvier, il y avait autrefois à Anglards une foire, peu fréquentée à cause de la saison, que l’on nommait la foire de la saint Thyrse.

 

De style roman auvergnat adouci par les influences poitevine et limousine, l’église Saint-Thyrse d’Anglards figure une croix latine avec une nef, deux bas-côtés, un transept, un sanctuaire terminé par une abside semi-circulaire flanquée de deux absidioles en hémicycle.

Le clocher, octogonal, à huit baies romanes surmontées d’une flèche, est très élevé (on le voyait de loin).

 

A l’origine, il y avait seulement deux chapelles qui furent restaurées en 1770. Celle du nord est dédiée à Notre Dame de la Pitié : c’est la chapelle de la confrérie des Mères chrétiennes. La chapelle du midi est dédiée à saint Jean-Baptiste.

Elles servaient de sacristie avant la construction en 1836 de la sacristie actuelle.

 

Trois chapelles ont été rajoutées et ont modifié le plan  initial.

La chapelle de Montclard, datée de 1343, restaurée en 1488,  porte sur sa clef de voûte les armes de cette famille qui s’est ensuite alliée aux Trémolière. Elle est la plus ancienne, la plus grande, la plus riche et forme le bras nord de la croix.

Appelée aussi chapelle de saint Nicolas, ou chapelle de saint Croix, elle est aujourd’hui devenue la chapelle du Sacré Cœur.

 

Au midi, la chapelle de saint Antoine date de 1523. Dédiée primitivement à saint Thyrse, elle est aujourd’hui dédiée à saint Joseph. C’est la chapelle de l’association de la Sainte Famille.

Les seigneurs de La Trémolière y avaient leur sépulture.

 

La troisième chapelle, percée dans la troisième travée, est dédiée à la Vierge. Elle date de 1550 et a été fondée par Pierre Lizet, archiprêtre de Mauriac et prieur d’Anglards. A l’origine elle fut appelée chapelle de saint Pierre,  plus tard de saint Guillaume, elle est aujourd’hui chapelle de la congrégation des Enfants de Marie.

 

L’église a été plusieurs fois restaurée.

-Une première série de travaux eut lieu dans les années 1660 pour le renouvellement du pavé en pierre de taille de la nef ; ainsi que des travaux intérieurs de décoration, effectués par le sculpteur d’Aurillac, Pierre Vidal, concernant un tabernacle et un retable.

-Fin 19e, de gros travaux sont entrepris, avec l’aide d’uns souscription auprès des habitants, et terminés en 1899 (voûte, charpente, contreforts et parements, pavage avec caniveaux autour de l’église).

-En 1938, toujours avec l’aide de dons et sous l’impulsion du chanoine Besse, une nouvelle campagne de restauration est entreprise : disparition de la couche de plâtre à l’intérieur de l’église et installation d’un Chemin de Croix complet (14 stations), réalisé par Henri de Maistre (1891-1953), prix de Rome et qui fut pendant plus de 20 ans directeur des Ateliers d’Art Sacré. Henri de Maistre avait été compagnon de captivité (guerre1914-1918) de l’abbé Besse et aussi de François Saint-Chamant (qui a peint le Chemin de Croix de l’église de Saint-Martin-Valmeroux).

-Une dernière campagne de restauration a eu lieu dans les années 1980.

 

 

Les retables

 

Le grand retable du chœur est aussi appelé  « porte du ciel »

L’église d’Anglards-de-Salers possédait 4 retables sur les murs latéraux. A son passage en 1735 Massillon constata qu’on avait bien enlevé, selon son ordonnance, « l’autel qui se trouvait trop près de la porte et défigurait la nef ».

 

Lors de sa visite épiscopale de 1652, l’évêque Louis d’Estaing préconise qu’à Anglards-de-Salers,  l’autel sera « avancé contre la muraille du costé d’orient et… la fenestre qui est à l’orient sera bastie » et « le tableau qui est à costé dudit autel sera refaict… et après posé sur le dit autel pour servir de retable… le tabernacle sera advancé du côté de la muraille » afin « qu’il ne puisse incommoder la célébration ».

 

Dans un petit panneau en relief, reste d’un retable, Joseph, monté sur l’unique échelle, descend le corps du Christ aidé par Nicodème et Jean, près duquel est agenouillée la Vierge.

 

Lu dans les textes

En 1322,  le recteur MAURIN de MONTCLAR y est curé.

Bernard de Sartiges (lié à la fondation de la chapelle de Montclar dans les années 1340) lui succède avant d’être nommé curé à Méallet.

 

Les prêtres-filleuls

En 1622, à Anglards, ils étaient 8 et « ne brillaient ni par la science ni par leur tenue ».

 

Selon la description de Déribier en 1824

La commune d’Anglards  compte 2 861 habitants répartis dans 370 maisons et 42 villages ou hameaux et 370 maisons. On y dénombre aussi 27 vacheries.

Anglards est alors renommé pour sa richesse et l’élevage de bovins ; les bestiaux d’Anglards, très estimés, sont vendus lors de grandes foires réputées fixées aux 25 janvier, 6 mai, 25 juin, 21 octobre.

Cent ans après, d’après Rochemonteix, la commune compte 2235 habitants.

 

Un triste épisode

Au début du 15ème siècle, les routiers rançonnent la région. Ne réussissant pas à prendre Saint-Flour, malgré leur armée de 3 à 4 000 chevaux, ils jettent leur dévolu sur Salers qu'ils vont occuper et où ils vont rester 21 jours et de là, saccager la région.

A l’approche de la compagnie de Jean de Valette, les habitants d’Anglards se réfugient dans l’église à laquelle les routiers mettent le feu : les habitants sortent de l’église et sont tués (garrottés) un par un… et les trois prêtres pendus devant l’église.

Le feu était si violent qu’il fondit les cloches. Des traces d’incendie auraient été visibles lors de la restauration de l’église dans les années 1930.

Jean Valette fut pendu à Nîmes en 1429.

 

 

Les églises d’Espinassoles et de Longevergne

 

L'église d’ESPINASSOLES

 

Son clocher-porche carré est daté de 1884 ; la porte (sous le porche) de 1859. Les chapiteaux récents que l’on voit à l’intérieur sont sculptés de feuillages.

 

 

  Le château et l'église de LONGEVERGNE

 

Le château de Longevergne (autrefois Longuevergne) se situe près du hameau de Maleprade sur la rive droite du Mars. Il est constitué d'un corps de logis et de trois tours, dont une au centre qui sert d'escalier. On en trouve trace dans les textes dès 1228, avec Aubert de Longevergne. Au XVe, Lucques, la fille de Georges de Bort, est à l'origine du château actuel. Qui va passer dans la famille de Montclar avec le mariage de Jeanne (fille de Lucques) avec Guinot de Montclar.

Avant la Révolution, Longevergne était une annexe de la Commanderie d'Ydes et du Pont-Vieux.

Au XVIIe, les Montclar vont aller habiter le château de la Trémolière à Anglards (où furent retrouvées les tapisseries).

Le XVIIIe marque la fin des Montclar et des Longevergne. Le château est d'abord vendu en 1812  ; puis revendu à l'abbé Antoine Lavergne (1758-1847) alors curé (en 1789) de Saint-Germain-de-Lézeau (diocèse de Chartres).

Il refuse de prêter serment et émigre en Angleterre où il est engagé comme professeur et où il va rester 26 ans.

En 1819 il est nommé à la cure de Maintenon (par protection de la famille royale), il y reste jusqu’en 1831.

C'est lui qui va restaurer le château.

D'autres travaux de restauration furent effectués en 1905 par ses héritiers (rehaussement d'un demi-étage, reconstruction d'une tour, ardoises pour remplacer les lauzes...) les boiseries et les cheminées sont classées aux Monuments historiques).


Par son testament daté de 1845, l'abbé Antoine Lavergne lègue 15 000 francs pour la construction d’une église au village de MALEPRADE, qui devra porter le nom d’église de LONGEVERGNE.

Elle fut construite en 1870 par les héritiers de l'abbé ; elle est placée sous le patronage de Saint-Antoine-de-Padoue ; c’est une petite église gothique (10 m x 5 m) surmontée d’un campanile avec une simple cloche.

 

A voir dans l'église de Longevergne

Une crucifixion, tableau du 19e, attribuée à Peuch ? – On y voit le Christ seul.

 

Lu dans les textes

De 1855 à 1857, JEAN RONGIER fut le 1er chapelain de Longevergne. Puis la paroisse resta sans prêtre jusqu’en 1870.

De 1870 à 1884, PIERRE RODIER y fut prêtre

Depuis 1910, le service est assuré par le curé de Saint-Vincent

 

 

Les retables

Tiré de l’ouvrage « Retables de Haute-Auvergne, 17e- 19e siècles »

par LEONCE BOUYSSOU – Créer, 1991

 

Mgr de Marguerye (évêque de 1837 à 1851)

Mgr de Marguerye souhaitait retrouver la pureté des absides romanes et donnait des directives très précises en ce sens. Suivies immédiatement ou ayant fait leur chemin après son départ, elles expliquent l’absence de mobilier ancien, que l’on constate dans certaines belles églises romanes du Cantal : Saignes, Ydes, Anglards, Brageac, Lanobre pour n’en citer que quelques-unes…

 

La crucifixion apparaît 45 fois dans les retables cantaliens dont 41 fois sur l’autel majeur. Le Christ y est souvent représenté entre la Vierge et saint Jean. Un quatrième personnage peut y être adjoint, le patron de la paroisse, ou Marie-Madeleine. D’autres personnages, saints ou soldats, peuvent remplacer la Vierge et saint Jean.

 

Après le mort du Christ, d’autres images dites « Descentes de croix » décrivent les moments qui précédèrent son ensevelissement et que les Allemands appèlent « images vespérales », ces événements ayant eu lieu le soir.

Joseph d’Arimathée, ou d’Arimathie, membre du Sanhédrin et secrètement disciple de Jésus (disent les Evangiles) demande à Pilate l’autorisation d’enlever le corps. Aidé de Nicodème (nommé seulement par Jean), il l’ensevelit dans un tombeau tout neuf qui se trouvait près du Calvaire.

Les sculpteurs (de retables)

Il semble y avoir eu à Aurillac même un centre de sculpture assez important pendant cette période et qui se maintint d’ailleurs dans la deuxième partie du 19e et même au-delà…

Pierre Vidal « sculpteur renommé » avait un rayon d’action étendu. On le suit de 1670 à 1713 à Arpajon, à Anglards-de-Salers, à Laroquebrou, à Rouffiac, à Fontanges… à Mauriac…

 

Par Paroisse de Mauriac
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Mardi 28 février 2012 2 28 /02 /Fév /2012 11:09

DSCF0578-copie-1Dans le bourg de Sourniac

 

L’église paroissiale actuelle de Sourniac,

située dans le bourg de Sourniac, sur la plaine,  a été construite entre 1933 et 1935, dans le style néo-roman.

Pendant longtemps c'est la chapelle Saint-Amand au village de Sartiges qui était l'église de la paroisse.

 

A voir

-« L’Immaculée Conception » - 19e  (dans la sacristie actuellement) 

Sur ce tableau, la Vierge est représentée les bras ouverts.

Il existait en 1858 une confrérie de l’Immaculée Conception.

 

 

 

Au village de Sartiges

 

L’église de Sourniac ou chapelle Saint-Amand de Sourniac

est dédiée à Saint-Amand qui fut le 1er évêque de Rodez.

Elle est située à Sartiges, à quelques dizaines de mètres du château (qui a lui-même sa propre chapelle).

Elle fut érigée en succursale à l’époque du Concordat ; supprimée en 1807 ; puis réunie à celle de Jaleyrac ; érigée en chapelle-annexe en 1813 ; pour finalement être rétablie en 1819.

Ce prieuré-cure dépendait de l’archiprêtré de Mauriac.

 

Cette chapelle, depuis au moins le 13e siècle, était l’église paroissiale de Sourniac.

D’après Pierre Moulier, elle serait le plus petit bâtiment roman de la région.

Le chevet semble remonter au 12ème siècle. Au 15e, on agrandit la nef et on rajoute deux chapelles. Au 19e, on lui rajoute un petit clocher à trois baies et deux cloches, la petite porte la date de 1600 et est dédiée à Saint-Blain ; la grande a été refondue en 1857.

D’après André Muzac, les peintures dateraient du 16ème.

 

En 1750, un procès-verbal de constat de l’église est établi par le notaire VACHER de TOURNEMIRE, sur la demande du curé GERAUD POMEYROL : « sauf la toiture refaite à neuf, l’église est dans un état lamentable, la voûte du choeur fendue et crevassée, même constat pour celles de la nef et de la chapelle ; et le crépissage intérieur est urgent. »

Pendant un temps, la chapelle servit de remise aux fermiers du coin.

 

Au pied du chevet, on voit encore, restes de l’ancien cimetière, une vieille dalle funéraire moussue et une petite croix en fer forgé insérée dans un bloc de pierre, avec des fleurs de lys aux extrémités, appelée  « croix du chevalier » ou « Croix de la tombe du chevalier ». La dalle date de la fin du 18e ou du début du 19e, la croix aussi.

Serait-ce une légende ? On n’en sait pas plus.

 

Car autrefois le petit village de Sartiges avait un château-fort, avec 3 tours, qui existait déjà au 11e siècle. En 1359 il fut détruit par les Anglais sous les ordres de Robert Knol.

Le château actuel, avec sa chapelle gothique, a été reconstruit sur l’ancien en 1636 et appartient (appartenait ?) à la famille de Sartiges.

 

Il reste quelques apparences de monuments celtiques dans cette commune, dont peut être, sur le toit de la chapelle, l’énigmatique « homme-lune ».

 

A voir

Le Christ rédempteur » - Tableau du 19e siècle

Le Christ tient dans l’une de ses mains la croix, de l’autre la couronne d’épines

 

Selon la description de Déribier en 1824

La commune de SOURNIAC comptait alors 163 habitants répartis dans 25 maisons, 6 villages ou hameaux.

C’est un pays plat, sablonneux, boisé et peu fertile.

 

Lu dans les textes

 

-En 1303, GERAUD de ROSSY y était curé.

-Le dernier curé fut Firmin Jean-Baptiste MERLE et depuis 1911, la paroisse est sans titulaire.

Le service religieux fut ensuite assuré par les curés d’Arches ou de Jaleyrac et de Mauriac aujoud’hui .

 

Le prêtre Jehan Sanguinière  succède à d’Autressal (Autressel ?).

Les héritiers de d’Autressal eurent des démêlés avec Gabriel de La Garde au sujet d’un pré dépendant selon lui de la cure : alors que La Garde était aux armées, le pré objet du litige fut envahi avec une bande de faucheurs protégés par 24 paysans armés de fusils.

Plainte fut portés au baillage d’Aurillac.

…Puis les deux protagonistes moururent…

 

Par Paroisse de Mauriac
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 11:29

L’église de CHALVIGNAC est dédiée à Saint-Martin.

Elle a été érigée en succursale en 1808.

Elle dépendait depuis le début du XVe de l’abbaye de Beaumont en Basse-Auvergne ; avant d’être réunie au séminaire de Saint-Férréol de Clermont en 1675, après la démission du curé Antoine Chevalier.

 

L’ensemble a été plusieurs fois remanié : on lit dans les textes que « des reconstructions à différentes époques lui ont fait perdre son ancien caractère roman » et qu’elle était « en piteux état jusqu’aux travaux de rénovation ».

A son clocher carré, reconstruit  au XIXe, repris au début du XXe, 3 cloches ; deux ont été fondues en 1831 et 1837, la 3e porte une inscription.

 

A voir 

                       

-Un ancien bénitier taillé dans un bloc cubique de marbre ou d’albâtre. Certains disent que ce pourrait être une mesure à grains ; d’autres une mesure pour le plomb fondu.

-La cuve baptismale, en trachyte, classée MH, remonterait au XIIe. Elle est ornée d’entrelacs et repose sur 3 pieds-sculptures dont deux sont des lions.

-Au-dessus de la cuve, une scène présente la Pentecôte ainsi que des petits tableaux évoquant la vie de Saint-Martin, connue grâce aux écrits de Grégoire de Tours en 538 (qui fut à l’origine de l’évangélisation de nos campagnes).

-Derrière la cuve, le vitrail représentant Catinon Menette, la « Bienheureuse » Catherine Jarrige, née au village de Doumis (voir article spécifique).

-Dans le chœur, les travaux de restauration récents ont fait apparaître de fort belles peintures datant du 17e.

 

Lu dans les textes

En 1505, ANTOINE 1er de SAINT-EXUPERI-MIREMONT en est le plus ancien curé connu. Il était également prieur d’Auriac-Xaintrie et chanoine de Rodez.

 

Un couvent de l’ordre de Citeaux a existé avant 1145 à Doumis, il avait été fondé là et transféré ensuite à Valette par Begon d’Escorailles. Il y avait une chapelle à Doumis, construite en 1480 par Louis, abbé de VALETTE.

 

En 1575, les cloches de l’église de Mauriac furent prises et fondues par les Huguenots, qui en firent deux canons, restés longtemps au château de Miremont.

 

La chapelle de La Bruyère sur le plateau fut construite par « un prêtre zélé » pour « faciliter la pratique religieuse de ses ouailles ».

 

Selon la description de Déribier en 1824

Au début du 19e siècle, la commune de Chalvignac comptait alors 1 288 habitants, répartis dans 198 maisons et 22 villages ou hameaux.

Elle était fertile en grains, fruits, huile et beaucoup de châtaignes.

Il dit aussi : « La nouvelle route de Mauriac à Neuvic par Saint-Projet (où il y a un bateau) traverse la commune au-dessus de Miremont ».

 

 

CATINON MENETTE

Voir article à part

 

 

Le château de MIREMONT

Miremont était au moyen âge était une place forte importante qui commandait les ports de Nauzenac et de Saint-Projet sur la Dordogne.

En 1360, avec le traité de Brétigny, le Limousin passe à la Couronne d’Angleterre. Miremont, bâti sur les flancs de la Dordogne côté Auvergne, est juste à la frontière ; il va ainsi être pris et repris maintes fois par la bande à Robert Knol, tomber définitivement aux mains des Huguenots et être le siège de batailles épiques. Avec une héroïne, Madeleine de Saint-Nectaire, dont la bravoure et la détermination sont passés dans l’histoire et devenus légendaires. Henri IV aurait dit « Ventre Saint Gris, si je n’étais le roi, je voudrais être Madeleine de Naint-Nectaire ».

L’une des filles de Madeleine de Saint-Nectaire épousera Henri de Bourbon, baron de Malauze et chef des protestants en Haute-Auvergne. Henri de Bourbon avait été élevé par Jeanne dAlbret et avait ainsi toute la confiance du roi de Navarre.

Malmené par le temps et par des propriétaires indélicats, il ne reste aujourd’hui de ce château, dont l’histoire est digne de l’un des meilleurs scénarios du cinéma de cape et d’épée, que quelques ruines. Et un point de vue, absolument magnifique, sur la Dordogne et le Limousin.

Une association « Miremont petit patrimoine » (contact mairie de Chalvignac

04 71 68  11 19) a pour projet de réhabiliter ce témoin de l’histoire de France. Chaque été aux alentours du 14 juillet, elle organise une série d’animations sur le site, alors sécurisé, le temps de faire revivre l’épopée de la forteresse de Miremont.

 

 

Les carrières et les fours à chaux de Chalvignac

  Les carrières sont aujourd’hui ensevelies par la végétation envahissante de la « Vallée des Chaufours", qui part du village de la Forestie, et de la vallée du Bas-Labiou, le long de l’ancienne route de Mauriac à Neuvic.

C’était du calcaire cipolin que l’on exploitait là dès l’époque gallo-romaine, pour le marbre et la fabrication de la chaux. On  peut aller admirer les chapiteaux et colonnes taillés dans ce beau marbre où ressortent des gris, des verts, des roses, dans la salle capitulaire du monastère Saint-Pierre à Mauriac.

Près des carrières, on peut encore y voir les vestiges des derniers fours à chaux ou « chaufours », dont l’activité s’arrêta dans les années1910. En 1825, il y en avait 6, qui fournissaient une moyenne annuelle de 10 cuissons chacun.

L’essor de cette industrie locale était aussi lié aux houillères du bassin de Champagnac et à la sidérurgie, chapellerie et tannerie de la région de Bort-les-Orgues.

Toute cette dynamique, avec le projet de navigation sur la Haute-Dordogne dont il ne reste aujourd’hui que quelques gabares, va s’éteindre avec la construction des barrages.

Par Paroisse de Mauriac
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Vendredi 24 février 2012 5 24 /02 /Fév /2012 10:49

L’église de SALINS est dédiée à saint Pantaléon,

Elle a été érigée en succursale en 1820.

C’était un prieuré qui dépendait de l’archiprêtré de Mauriac ; ou d’après Pierre Moulier, de La Chaise-Dieu.

 

Saillans, ou Salins, est le nom  donné en Auvergne à tous les lieux où se trouvent des cascades un peu considérables. La cascade de Salins, haute de 30 mètres, était aussi appelée le Rais (qui tombe droit).

 

Il y avait à Salins une communauté de prêtres-filleuls fondée en 1550. Ils étaient dix.

 

En 1743 le curé PIERRE POMEYROL dresse un inventaire de l’église de Salins :

-1 sanctuaire et 3 chapelles, voûtés

-1 clocher qui menace ruine avec 2 cloches

-1 retable en bois, encadré par deux colonnes dorées,  sur lequel s’appuie le maître-autel

Les chapelles : celle du côté de l’Evangile est dédiée à Notre-Dame ; les deux autres, du côté de l’épître, à saint Blaise et à saint Léobon. Elles datent des 15e, 16e et 18e.

 

A voir

 

-Un coffret ou châsse en cuivre doré émaillé, du 13e, avec les reliques de saint Léobon.

Sur pieds carrés, le coffret a plus ou moins la forme d’une maison à 4 côtés parallèles et égaux coiffés d’un toit et d’une croix.

Concernant les scènes sur les parois, Rochemonteix pense reconnaître le martyre de sainte Valérie. La sainte est toujours représentée, d’après l’iconographie du moyen âge, sa tête aux pieds de saint Martial, patron de Limoges. Coiffé d’une mitre, l’évêque reçoit dans ses mains la tête de la sainte limousine. Puis on lit sa glorification au son des trompettes.

Le fond du panneau  est semé de roses, symbole du sang répandu.


Concernant ces scènes, l’abbé Chabau croit y voir le martyre de sainte Procule, car selon la légende, sainte Procule a porté sa tête aux pieds d’un prêtre qui célèbre la messe.

 

La châsse, conservée pendant un temps à l’église du Vigean,

est aujourd’hui au musée de la Haute-Auvergne à Saint-Flour.

 

 

-Pierre Moulier mentionne quatre beaux retables datés du 19e.

 

 

Lu dans les textes

 

-Le plus ancien curé connu est PHILIPPE de GREZAS, ancien recteur de Salers. Son vrai prénom était Jean (et non Philippe) et le baron de Sartiges d’Angles l’appelait de Gioux….

 

-Il y avait autrefois le château de Salins (appartenant au fief d’Escorailles) qui devait être situé près et au-dessus de la cascade. On trouve aussi un « castellum-Baïlone » dans la Charte de Clovis, qui pourrait être le même… ?

 

-Il est aussi fait mention  du château de Mazerolles (aux maisons de Salers et d’Escorailles) avec une chapelle…


-Quelques scandales… (c'était y a longtemps...)

 

-De 1629 à 1649,  Antoine SAVY ou SALVY (de Barriac) prend la possession de la cure, vacante depuis le décès du précédent curé Jean Gaston.

Refusé par l’évêque de Clermont pour, après un examen portant sur le blasphème, l’usure, l’attrition, la contrition parfaite, la trinité, et… « pour cause d’ignorance et d’incapacité », il conservera pourtant la cure jusqu’à sa mort en 1664…

 

-En mars 1664, FRANCOIS TISSANDIER, contre son compétiteur PHILIPPE de SAINT-MARTIAL qui sera installé à la cure quelques jours plus tard en avril, prend possession de la cure de Salins. Gros scandale, la foule pénètre dans l’église, l’injure à la bouche, les gens éteignent les lampes, déchirent les habits des prêtres et les poursuivent avec fusils et pistolets sur le chemin d’Anglards où ils se réfugièrent…

 

 

Selon la description de Déribier en 1824

La commune de SALINS  (ou Saillans) compte alors 471 habitants répartis dans 44 maisons, 9 villages ou hameaux.

Le terrain, fertile et argileux, est coupé de ravins formés par plusieurs ruisseaux qui deviennent des torrents aux moindres pluies.

 

 

 

Par Paroisse de Mauriac
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Mercredi 22 février 2012 3 22 /02 /Fév /2012 11:30

DSCF0542.JPG

 

 

L’église paroissiale de SAINT-VINCENT est dédiée à Saint-Vincent (patron des vignerons).

C’était un ancien prieuré dépendant du monastère de Mauriac ; le prieur était nommé par le doyen.

 Elle a été érigée en succursale en 1808. Et classée aux MH en 1930.

Elle est décrite comme une église "très massive et sans goût » ; avec un clocher carré, "lourd et trop bas", restauré à plusieurs reprises.

Le chœur, voûté, et les deux chapelles remontent à la fin du 12e. Avec de nombreuses modifications ensuite.

 


DSCF0546.JPG

 

La nef a été reconstruite en 1787 (la date est incertaine nous dit Pierre Moulier).

La porte en bois est ornée de pentures en fer forgé et de petites têtes qui terminent les volutes, datant de la fin 12e ou du début du 13e.

Le chevet est entouré de modillons à l’humour grivois comme ceux de Mauriac, de Moussages,…

 

A voir

 

-On peut y admirer une châsse en argent repoussé et en partie doré sur âme de bois, datée du 13e et décorée de 14 améthystes (40 jadis…). Elle a la forme d’une maison sur pieds carrés.

Sur une face, on voit le Christ  tenant la couronne royale, encadré par deux évangélistes. Sur le toit, Saint-Martin à cheval partage son manteau.

 

-La statue de Notre Dame d'Heureuse-Délivrance ou de Bon-Secours

Patronne secondaire de la paroisse, elle fut autrefois l'objet d'un culte important dans la vallée.

L'origine de cette dévotion remontant au début du 18e est attribuée à l'une des châtelaines de Saint-Vincent, considérée comme une sainte, Ysabeau de Broquin de Manclaux, épouse de Christophe de La Tour, seigneur de La Borie. Selon la tradition, une année de grande disette, la châtelaine puisa dans les coffres à grains du château pour aider les nombreux nécessiteux. Ysabeau de La Tour avait eu des premières couches laborieuses et sa vie fut mise en danger lors de l'une d'elles. On dit qu'elle fut sauvée grâce à Notre-Dame-d'Heureuse-Délivrance. En remerciement elle mit à l'honneur la dévotion à Notre-Dame du Bon-Secours ou d'Heureuse-Délivrance. Elle eut 17 enfants, et seul le dernier, grâce à la protection de la Vierge, put transmettre le nom de la famille.

La statue actuellement vénérée dans l'église de Saint-Vincent  et décrite dans les années 1900 comme "la statue neuve"  a remplacé une statue beaucoup plus ancienne et plus petite qui se trouvait au château. Où elle fut retrouvée dans un grenier. Elle est aujourd'hui, sous la bonne garde des héritiers du château, le témoin d'une histoire lointaine.

 

-Les vitraux

Ils sont récents : ils sont été réalisés en 1966  par M. Thomas, maître-verrier à Valence. En remplacement des anciens, détruits au neuf-dixième, "composés de simple verre à vitre de module varié". On peut lire aussi "La proportion des ouvertures est faible par rapport au volume de l'édifice."

 

-Une croix remarquable, la croix de l’église.

C’est un fût cylindrique décoré d’une paire de ciseaux (le donateur était drapier ?). Elle date de la fin du 15e. Sur un côté, on y voit le Christ aux bras levés, aux cheveux et à la barbe visibles ainsi que ses côtes. Au revers : une vierge ? une piéta ?

La croix de Labro (Moussages) est fort ressemblante.

 

-Les cloches

Elles sont au nombre de trois, avec en plus un clocheton.

Et portent une inscription en relief en partie identique :

« L’AN DU JUBILE 1886 …

 BENITE PAR MR J. CHOMEIL

CURE DOYEN DE SALERS

 MR PIERRE ALBESSARD CURE DE SAINT VINCENT

MR THEODORE BARON DE SCORAILLE MAIRE

 

Le baron de Scorailles (1813-1893) était propriétaire de Chanterelle et fut maire de Saint-Vincent de 1878 à 1888.

La tour carrée de Chanterelle, restaurée depuis, est devenue aujourd’hui le château de Chanterelle.

 

 

              -La petite cloche (diamètre 75 cm – poids estimé 250 kg) porte l’inscription « J’APPARTIENS A LA FAMILLE MATHIEU DE CONDAMINE

 PARRAIN LOUIS MATHIEU

 MARRAINE MARIE MARGUERITE MATHIEU ».


Selon Monsieur Félix Verdier, auteur du texte paru dans la brochure « La Vallée du Mars au fil du temps… » (voir bibliographie), la formulation « J’appartiens à… » était employée pour peut être éviter une réquisition éventuelle comme il y en eut à la Révolution.

 

 

               -La cloche moyenne (diamètre 85cm - poids estimé 350 kg)

« A ETE DONNEE PAR LA FAMILLE ESPINASSE DE ROCHE … »

 

               -La grosse cloche (diamètre 97 cm – poids estimé 550 kg)

« J’AI ETE DONNEE A L’EGLISE DE CEANS

PAR LA FAMILLE DU FAYET DE LA TOUR

ET NOMMEE

MARGUERITE MARIE

PAR MR HENRI DU FAYET DE LA TOUR

ET DAME MARGUERIE LIVIO SA FEMME »


Sur l’ornementation, remarquable, on voit sur les côtés, inscrits en relief à l’intérieur d’une cordelière, un écu aux armes des Du Fayet de La Tour et un écu aux armes des de Livio et des Lecointe de Lavau (famille maternelle de Marguerite Livio). A l’opposé de l’inscription, un  Christ crucifié au-dessus d’une médaillon au profil du Christ….

 

Les Du Fayet de La Tour, l'une des plus anciennes familles d'Auvergne, possédaient le château de Saint-Vincent (château de la Borie) bâti au XVe. C'est un de leurs descendants qui en est aujourd'hui propriétaire.

 

Lu dans les textes

-En 1332, PIERRE CHEYLAR y était prieur.

-De 1573 à 1592, PIERRE BROSSOLLES religieux du monastère de Mauriac, a assumé cette charge.

-En 1412, il est fait mention du premier curé, GERAUD BOSCHAIS.

-En 1735 la paroisse de Saint-Vincent eut l’honneur d’une visite de l’évêque de Clermont MASSILLON.

 

Il y avait  autrefois deuxchapelles foraines : celle du VAULMIER érigée en succursale en 1842 ; celle de CHANTERELLE aujourd’hui détruite.

 

Selon la description de Déribier en 1824 :

La commune de Saint-Vincent comptait alors 1 234 habitants, répartis dans 219 maisons, 21 villages ou hameaux.

La rivière de Mars ou de Merle coule dans ce vallon très enserré et très profond près des montagnes. Le terrain est fertile en fourrages (grains) mais très sujet aux ravines et aux dégâts des grandes eaux. Il y a aussi des vergers avec beaucoup de noyers.

Il y avait des « carrières de meules blanches au Vaulmier et à Bancharel, fort estimées » différentes des pierres empreintes de végétaux et même pétrifications.

Les rochers des environs sont très pittoresques.


Dans les années 1900, il y avait à Saint-Vincent 550 habitants.

 

 

 

 

Par Paroisse de Mauriac
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Jeudi 16 février 2012 4 16 /02 /Fév /2012 13:43

 

Heureux de leur séjour cet été parmi nous ils nous envoient régulièrement quelques messages

 

 

Le Père  Albert KOUSBE , du diocése de  OUAHIGOUYA (BURKINA FASO)  adresse son salut à tous .

Il nous a fait part du décés de l'un de ces confrères du pays , le Père Basile , qui avait séjourné  l'été  dernier à la Font Sainte .

Il était venu célébrer la messe de la fête de Jaleyrac et n'avait que  55 ans .

 

Le Père Albert pense revenir cet été au mois d'Aout . Les dates restent à préciser avec son Evêque .Il sera à nouveau le bienvenue .

 

 

Le Père Christian SAGNA , du diocése de ZIGUINCHOR  (SENEGAL) , qui a été le premier à faire un commentaire- sympathique -  sur le Blog ,  présente ses bons voeux à toute la Paroisse qu'il a parcourru ces deux derniers étés .

Il nous informe de la nomination d'un nouvel évêque pour son diocése ,

Mgr Paul Abel MAMBA . Il sera ordonné le 21 Avril .

 

Encore merci à eux pour leur disponibilité et leur aide appréciées de tous .

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Par Paroisse de Mauriac
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Jeudi 9 février 2012 4 09 /02 /Fév /2012 18:14

DSCF0591

La belle statue de la Bienheureuse Catherine Jarrrige

familièrement appelée Catinon Menette

offerte cet été par le P.Chabaud a trouvé une place plus stable

dans la chapelle  sud  de la basilique , prés des cierges

au dessous du vitrail de Ste Théodechilde

 


 

 

Merci à l'entreprise Mathieu qui en a assuré la bonne fixation

sur une belle poutre en chêne .

 

DSCF0590e .

Par Paroisse de Mauriac
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Parole pour aujourd'hui

"  Alors ils furent tous remplis

de l'Esprit Saint : ils se mirent à parler

en d'autres langues , et chacun s'exprimait

selon le don de l'Esprit "

 

Actes des Apôtres 2

 

La Pentecôte

HORAIRES DES MESSES

DSCF0549.JPG

 

 

paroissedemauriac

 

 

 

 

 

Samedi 26 MAI

 

18H MESSE à ST VINCENT

 

DIMANCHE 27 MAI

 

9 H , à CHALVIGNAC

 

10H30 , à MAURIAC

 

Profession de Foi

 

SAMEDI 2 JUIN

 

18 H   LE VAUMIER

18 H   LE VIGEAN

 

DIMANCHE 3 JUIN

 

MAURIAC   9 H ( exeptionnellement)

 

ANGLARDS 10H30 

Fête des Communions

 

 

 

 

 

 

 

 

Proverbes et Dictons

Un homme seul

peut fabriquer un toit de paille

mais il ne peut pas

le poser tout seul

 

Proverbe africain

secteur paroissial

la Nouvelle Paroisse Notre Dame des Miracles est composée des anciennes paroisses de:

 

Anglards de Salers - Arches -

Auzers - Chalvignac - Drugeac -

Jaleyrac - Le Falgoux -

Le Vaulmier - Le Vigean -

Mauriac - Méallet -

Moussages - Saint-Vincent -

Salins - Sourniac -

 

--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

 

LES CONSEILS  DE LA PAROISSE

 

(au 1° OCTOBRE 2011)

 

EQUIPE ANIMATION PASTORALE

 

Abbé Bernard FAINTRENIE

Abbé Jacques MAJDAN

Anne Marie CHAMPAGNAC

Marie France CHARLOT

Francine CHAVAROCHE

Catherine MARY

Soeur Jacqueline PAGE

 

CONSEIL PASTORAL

 

Abbé Bernard FAINTRENIE

Abbé Jacques MAJDAN

Georges CHAMBON (Mauriac)

Francine CHAVAROCHE (Mauriac)

Monique CHOMETON (Jaleyrac)

Gilbert CLEMENCOT (Mauriac-St Vincent)

Marie Hélène GRAS (Mauriac)

Cécile LAMY (Mauriac)

Bernard LOUBEYRE (Mauriac)

Françoise MAGNE (Mauriac)

Catherine MARY (Anglards)

Yvette MERY (Le Vigean)

Sr Jacqueline PAGE

Nelly PORTIER (Le Vigean)

Jean Marc SERRE (Drugeac)

Marie Claude VINCENT (Anglards)

 

CONSEIL ECONOMIQUE

 

S'est réuni pour la 1° fois

le Mercredi 22 Février 2012

 

Abbé Bernard FAINTRENIE

Abbé Jacques MAJDAN

Mr Gilbert CLEMENCOT

Mme Nicole KERIVEL

Mr Robert LABORIE

Mme Catherine MARY

Mme Claudine SERRE

 

 

 


CONTACT

Curé des paroisses du Secteur :

Abbé Bernard FAINTRENIE

10 rue du Presbytère

15200 MAURIAC

tél: 04.71.68.04.71

paroissedemauriac@orange.fr

 

Prêtre coopérateur pour le Secteur:

Abbé Jacques MAJDAN

Presbytère de Drugeac

15140 DRUGEAC

tél: 04.71.40.54.46

presb-drugeac@orange.fr


SECRETARIAT

PAROISSIAL

 

Ouverture :


lundi-mardi

jeudi-vendredi

9H-11H30


Presbytère de MAURIAC

10,Rue du Presbytère

tel 04 71 68 04 71

 

Journal interparoissial

Directeur de la publication :

Bernard LOUBEYRE


Abonnement au journal : 15 €


depuis le 1° Janvier 2012


Nouvelle formule avec 8 pages locales

( au lieu de 4 en 2011 )

 

Recherche urgente de correspondants

dans les différentes communautés locales .


Chèques à l'ordre de:

"Association Diocesaine Paroisse de Mauriac"

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